HandiFormaBanques

Deja 684 Candidats recrutés depuis 2008



Témoignages

HandiFormaBanques a 8 ans (créée en Juin 2007).

A mi-2015, nous en serons  à plus de 630 candidats intégrés en contrats de professionnalisation dans les différentes banques membres.

A travers ces témoignages de candidats, de sourceurs (Cap Emploi et Pôle Emploi), de correspondants des banques, de formateurs AFPA, de Délégués du CFPB, vous allez pouvoir comprendre ce qui fait la véritable plus value du dispositif créé par les banques membres et le CFPB :

  • La mutualisation voulue par les  banques  est une force, par le message commun sur les métiers et la RSE, la consolidation des besoins, le sourcing  et la sélection organisés de façon standardisés, adaptés et rationalisés. Cette mutualisation sous forme d'association a économiquement  permis de créer des groupes indispensables pour préparer et former les candidats.
  • La préformation est la vraie réponse pour une population de demandeurs d’emploi bénéficiaires de la loi de Février 2005 pour qui l'enjeu principal est le deuil de l’ancien métier, donc la réussite de la reconversion professionnelle. La préparation de 7 semaines apporte la consolidation du projet professionnel, le travail sur le transfert de compétences, mais aussi : une remise en route intellectuelle, et une réappropriation des codes de l’entreprise à travers le travail en groupe. 
  • La formation professionnelle assurée par le CFPB (Centre de Formation de la Profession Bancaire) est un véritable gage de sérieux et de réussite pour les candidats et les banques. 

Les témoignages illustrent également la diversité des origines professionnelles des candidats.

Si la passerelle HandiFormaBanques n’avait pas existé et ne les avait pas sollicités , ils n’auraient jamais imaginé," osé penser" à se reconvertir et réussir  en banque.

Le Délégué

Jean Claude FAIVRE

Les candidats -  Les référents des banques locales - Les sourceurs - La préformation - La cellule HFB - L'organisme de formation professionnelle (CFPB)

Les candidats

A.B, agent d'accueil, LCL

« Je suis très heureuse du chemin accompli »

« Initialement, je travaillais dans l'immobilier. Mais après avoir été déclarée travailleur handicapé, je me suis mise à la recherche d'un emploi plus sédentaire, tout en restant dans le domaine commercial car c'est ce qui m'intéresse. Pour moi, le secteur de la banque avait quelque chose de prestigieux. Il m'attirait pour le panel de produits commerciaux qu'on y travaille et pour la variété des emplois qu'on peut y occuper, que ce soit un poste en caisse, en tant que commercial ou encore tourné vers l'étranger. La formation à l'AFPA est très utile pour le cheminement personnel qu'elle nous amène à faire. On fait le point de ses compétences, de ses capacités, de l'image que l'on a de soi-même. Concernant la formation proprement dite, j'ai trouvé qu'elle offrait une bonne adéquation entre les enseignements et la mise en pratique en agence. On nous donne des supports de cours qui sont primordiaux pour notre apprentissage. Il ne faut pas être freiné par l'idée que les métiers de la banque, c'est compliqué. C'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à apprendre mais cela reste accessible. On est très bien suivi, très bien formé et toute personne motivée peut y arriver. Il faut oser et avoir confiance en soi. Personnellement, je suis très heureuse de ce que j'ai accompli en suivant cette formation. J'occupe un poste dont je suis fière et je me sens pleinement épanouie dans mon métier malgré mon handicap ».

L.C, chargée d'accueil, LCL

« Une formation très profitable même si on n'obtient pas le diplôme final »

« J'ai eu connaissance de la formation HandiFormaBanques en me rendant dans un forum à l'emploi pour les personnes handicapées à Marseille. A mon arrivée en France, j'avais passé un bac en économie – gestion. Depuis et jusqu'à mon accident, j'occupais un poste d'employée commerciale spécialisée dans la grande distribution. Cependant, je connaissais le secteur bancaire pour avoir travailler à la Banque postale pendant que je suivais mes études en Algérie. La finance est un secteur qui m'a toujours attirée et cela m'intéressait d'y revenir. J'ai d'abord pensé que le niveau requis pour entreprendre ce cursus serait trop élevé pour moi. Mais l'entretien que j'ai eu avec le représentant de HandiFormaBanques sur le salon m'a rassurée. Il trouvait mon profil intéressant et m'a encouragée à postuler. La formation AFPA est très axée sur la psychologie, le savoir être et le savoir faire. On peut même bénéficier d'un relooking, si nécessaire ! C'est une démarche qui porte ses fruits. J'ai vu s'opérer  des changements incroyables chez certaines personnes de mon groupe. Moi, cela m'a été  particulièrement utile pour passer les entretiens, car c'est une étape très intensive et ardue. Les cours du CFPB sont très complets et très pratiques. Au départ, je me suis sentie un peu découragée par tout ce qu'il y avait à apprendre, en particulier au niveau juridique. Mais l'apprentissage est progressif et bien mené. Au bout de six mois, je maîtrisais bien les choses. Parfois, j'étais même mieux informée que mes collègues en agence, sur un point de législation qui venait de changer, par exemple. Je tire un bilan très positif de cette expérience. C'est une formation très intéressante professionnellement, même pour les participants qui n'obtiennent pas le diplôme, et très enrichissante du point de vue humain par la grande diversité des personnes qu'on rencontre ».

E.D, conseillère d'accueil

« Les cours du CFPB continuent à me servir au fur et à mesure que j'évolue »

« Après ma reconnaissance en tant que travailleuse handicapée, j'ai fait une demande de reconversion. A l'époque, j'étais ouvrière dans une usine agroalimentaire mais j'ai travaillé dans beaucoup d'autres domaines différents, notamment dans l'animation. Avec HandiFormaBanques, j'avais la possibilité de découvrir un secteur nouveau pour moi. Étant titulaire d'un bac de secrétaire comptable, j'étais à l'aise avec l'outil informatique, ce qui constituait un atout. J'ai été retenue pour le cursus de téléconseiller. Pendant la formation au CFPB, nous avons eu des intervenants qui nous ont vraiment donné envie d'aimer leur métier. Le soir même du jour où j'ai passé les épreuves du diplôme, le directeur de l'agence où j'étais en apprentissage m'appelait pour me proposer un emploi de chargée d'accueil. A ce poste, j'ai pu découvrir le back office qu'on ne voit pas quand on est en centre d'appels. Récemment, je suis passée conseillère clientèle particuliers, un poste pour lequel je vais repartir en formation à Paris. J'ai beaucoup appris et je continue à apprendre beaucoup. Les cours du CFPB continuent à me servir au fur et à mesure de mon évolution de carrière : téléconseillère, chargée d'accueil et aujourd'hui conseillère clientèle ».

A.L, assistante service clientèle, Banque Courtois, Montauban

« Un parcours très enrichissant professionnellement et humainement »

« Juste après avoir été déclarée travailleur handicapé, je me suis rapprochée de Cap emploi où on m'a tout de suite parlé de HandiFormaBanques. Avec mon BTS Action commerciale et mon expérience en tant que responsable d'un magasin de prêt à porter, je correspondais aux profils recherchés. Avant d'entamer cette formation, je connaissais la banque uniquement en tant que cliente ! Changer de secteur professionnel entraîne une remise en question importante. Mais de nos jours, tout le monde peut être appelé à exercer plusieurs métiers au cours de sa carrière. J'étais ravie de découvrir un nouveau domaine, d'acquérir des compétences tout en valorisant mon expérience commerciale, et d'avoir la perspective d'accéder à un poste compatible avec mon handicap. J'ai été agréablement surprise par la formation AFPA. J'ai eu la chance d'avoir affaire à une formatrice vraiment exceptionnelle humainement et professionnellement. Elle m'a beaucoup aidée à reprendre confiance en moi, à me valoriser. L'enseignement au CFPB était très complet, dispensé par des intervenants d'une grande compétence. Quant à l'agence bancaire, j'y ai reçu un très bon accueil à la fois du directeur et de l'équipe. Quand j'ai demandé à changer de site pour me rapprocher de mon domicile, j'ai obtenu satisfaction rapidement, grâce à la réactivité de mes référents aux Ressources Humaines . Ce n'est pas évident de retourner sur les bancs de l'école. Cela demande beaucoup d'efforts et d'investissement. Mais avec le recul, je suis très contente de mon parcours pour ce que j'ai appris professionnellement et pour les rencontres humaines très enrichissantes que j'ai faites ».

C.B, conseiller clientèle particuliers par téléphone au Crédit Mutuel

« J'ai eu un retour à la hauteur de ce que j'ai investi dans cette formation »

« Mon parcours est très hétéroclite. J'ai été bucheron, j'ai passé un BTS d'électronique, un autre de comptabilité. Quand j'ai vu l'annonce de recrutement pour HandiFormaBanques, je travaillais en  CDD dans un service de hotline. Pour moi, la banque représentait quelque chose de sûre. A plus de quarante ans, j'avais envie de pouvoir « poser mes valises ». Je n'ai plus la même vision qu'un jeune qui sort de l'école ! J'ai trouvé le parcours de formation très bon. Je pense néanmoins qu'il pourrait être utile d'avoir une approche globale de tous les aspects du métier dès les premiers cours au CFPB. Car on peut se trouver confronté en agence à un cas de figure que l'on n'a pas encore étudié. Quand on est au sein d'une bonne équipe, cela se passe bien car vos collègues peuvent vous apporter immédiatement les solutions techniques. Mais c'est une situation qui peut être tout de même assez angoissante. Mon agence d'accueil m'a très bien encadré et a tout fait pour que je me sente à l'aise. Je suis très satisfait d'avoir fait ce cursus. En revanche, il faut savoir pourquoi on s'engage dans cette voie, être motivé et accepter de donner de soi. Cela nécessite d'être prêt physiquement et mentalement. C'est du donnant-donnant. Personnellement, j'ai eu un retour à la hauteur de ce que j'avais donné. C'est très valorisant de se voir récompensé dans ses efforts ! ».

A.S, conseiller clientèle, Caisse d'Epargne

« Suivre cette formation a été pour moi un beau challenge »

« J'ai eu la chance d'être informé du dispositif HandiFormaBanques dès ma première prise de contact avec Cap emploi. Avant, j'avais été responsable d'une chaîne hôtelière, puis j'avais travaillé dans une société de financement de véhicules. Des domaines éloignés de la banque mais avec comme points communs la vente et le contact avec les clients. Le secteur de la banque m'attirait pour la diversité des postes qu'on y trouve, les possibilités d'évoluer et le fait de travailler sur objectifs. C'est un principe que me motive beaucoup car j'aime me dépasser. Faire cette formation représentait pour moi un challenge : je voulais savoir si j'aurais les capacités pour y parvenir. La préformation de l'AFPA nous a appris à nous valoriser et à adopter d'autres manières de considérer notre handicap. La formation au CFBP a été très formatrice. Nous avons appris étape par étape, avec le soutien de fascicules, toutes les facettes des métiers de la banque. Il y a beaucoup de notions à intégrer. En agence, j'ai eu la chance d'avoir un tuteur absolument formidable, qui s'est montré d'une grande disponibilité. Mes collègues de travail ont également été très à l'écoute. Avant même l'obtention de mon diplôme, on m'a proposé un CDI. Depuis, j'ai déjà bénéficié d'une évolution de carrière puisque je suis passé d'un poste de chargé d'accueil à un poste de conseiller clientèle. Mon objectif, c'est de continuer à progresser et devenir gestionnaire pour les professionnels. Le poste le plus qualifié à part directeur d'agence ! ».

D. T, attaché commercial au Crédit Lyonnais

« On se sent très fier quand on décroche le diplôme »

« Je travaillais dans le domaine social jusqu'à ce qu'un problème de santé conduise à mon licenciement pour inaptitude. Par chance, dès mon premier rendez-vous à Cap Emploi, on m'a informé du dispositif HandiFormaBanques pour lequel j'ai été sélectionné tout de suite. Pour moi, le secteur bancaire représentait la stabilité de l'emploi et des perspectives d'évolution de carrière. J'y associais un certain prestige. La formation à l'AFPA m'a été très profitable. Après une année d'inaction, cela m'a permis de me remettre dans une dynamique et de profiter de l'émulation du groupe. Au cours des journées en immersion, j'ai pu découvrir la richesse du métier de téléconseiller bancaire. Cela ne se résume pas à donner des informations de base au client comme je le pensais. Il y a une réelle dimension commerciale et c'est à chacun d'enrichir et de diversifier son action. La formation en alternance au CFPB a également été très intéressante. Nous avons eu d'excellents enseignants. C'est important de se sentir bien encadré. Nous arrivons tous dans ce cursus à un certain âge, avec derrière nous une vie professionnelle à laquelle nous avons dû renoncer. Il faut repartir de zéro et aller de l'avant. Ce n'est pas facile mais quand on décroche le diplôme, on se sent très fier ! ».

E.A, conseillère clientèle bancaire à distance à BNP PARIBAS, Saran 45.

« HandiFormaBanques m'a permis d'accéder au secteur dont je rêvais depuis 10 ans »

« C'est le pôle emploi qui m'a informée de ce dispositif. Ayant travaillé dans le télémarketing, mon profil correspondait à celui recherché par HandiFormaBanques. Mais je n'étais pas sûre d'être retenue à cause de mon âge, 55 ans au moment des recrutements. Finalement, j'ai été sélectionnée. Pour moi, le monde bancaire avait longtemps été inaccessible. J'avais postulé à plusieurs reprises auparavant, mais sans succès car je ne possède pas le baccalauréat. Là, on m'offrait la chance d'accéder au milieu dans lequel je voulais pénétrer depuis longtemps ! Que ce soit à l'AFPA ou au CFPB, la formation dispensée a été excellente. J'ai également bénéficié d'une très bonne prise en charge de la part de mon Centre de Relations Clientèle d'accueil. Mon directeur s'est même déplacé pour la remise des diplômes ! Tout au long du processus, je me suis sentie soutenue, aidée, accompagnée par tous les intervenants des différents organismes participants et de ma hiérarchie. C'est une formation qui demande beaucoup de travail mais dans laquelle on apprend énormément. Mon parcours est un bel exemple qui montre que, même âgée, même sans diplôme (minimum requis CAP BEP ndlr), on peut y arriver ! Je prends beaucoup de plaisir à ce que je fais et je continue à monter en compétence car on apprend tous les jours. Je me sens à l'apothéose de ma vie professionnelle ».

Parcours de S. :

Son métier d’origine était Aide Soignante.

Victime d’un accident de ski en 1990, elle a cependant continué à assurer son poste, mais ne pouvait plus assumer certains gestes, tels se baisser ou porter des charges ;
Reclassé dans un poste plus adapté à sa problématique de santé, elle a travaillé durant 2 ans, à la régulation pour le SAMU, sur un poste axé sur l’outil téléphonique.
Pour des raisons externes, elle a du démissionner.
Elle a été orientée vers un centre de réadaptation professionnelle, Auxilia, qui l’a suivie et formée durant 17 mois sur un diplôme de secrétaire qu’elle a réussi, obtenant ainsi un niveau Bac en 2003.
Elle a ensuite travaillé dans une auto école puis une entreprise de sécurité, et elle a déménagé sur Nœux les Mines, où elle a été suivie par CAP Emploi qui l’a orientée vers HandiFormaBanques après avoir détecté que son profil correspondait bien à celui requis par les postes de télé conseiller bancaire qui étaient proposés (au nombre de 12).
Jamais elle n’aurait postulé d’elle-même si elle n’avait pas vu l’offre de recrutement des banques confiée à l’équipe HandiFormaBanques et le parcours d’insertion adapté qui y est offert.
Elle pensait que ces postes ne pouvaient être tenus que par des personnes titulaires au minimum d’un bac +2, mais la volonté affichée par les banques de recruter des personnes en situation de handicap l’a convaincu qu’elle pourrait avoir sa chance et elle s’est inscrite pour les informations collectives animées par la Responsable Ressources  humaines de HandiFormaBanques , Estelle RICHEZ.
Le parcours de pré formation l’a amené à une remise en question et lui a permis de confirmer sont projet professionnel, malgré qu’il lui semble que plus de pratique serait nécessaire pour vraiment bien appréhender les paramètres du métier, notamment en augmentant le nombre de journées d’immersion, peut être jusqu’à 2 ou 3 jours par banque et en pratiquant plus intensivement l’outil téléphonique en formation (plateau d’appel notamment).
Elle a beaucoup apprécié le travail de remobilisation et de préparation effectué par la formatrice AFPA.
Sylvie s’est bien intégrée dans l’entreprise monabanq., elle a préféré cette entreprise  pour la gestion intégrale du portefeuille client, qui est la spécificité de monabanq.
Elle a rapidement parlé de son handicap avec ses collègues de travail, afin de démythifier son handicap non visible.
Elle a suivi une formation qu’elle considère comme excellente, soit une semaine de formation générale en groupe avec d’autres personnes recrutées, puis une formation produit sur les outils crédit.
Elle conseille  donc les clients sur l’offre « crédit » et a bien assimilé les éléments de la formation, réalisant déjà quelques ventes.
Jamais elle n’avait imaginé travailler en banque et elle estime que cette opportunité l’a « grandie» en lui redonnant confiance en elle, réparant ainsi en grande partie les conséquences du  doute sur son avenir professionnel, créé par ses problèmes de santé.

O. B, conseiller d'accueil à BNP PARIBAS, Toulon

« Un cadre qui facilite les échanges entre des gens qui n'étaient pas appelés à se rencontrer »

« J'ai longtemps exercé comme commercial dans le secteur de l'horticulture. Quand j'ai vu l'annonce pour HandiFormaBanques, je sortais d'une longue période de maladie à cause d'un problème au genou. Je me suis dis, pourquoi pas ? Je voyais le métier de conseiller d'accueil comme une porte d'entrée vers un univers qui garde encore une forte image de stabilité et d'opportunité de carrière. La préformation de l'AFPA permet d'aborder plus sereinement le cursus bancaire. Je l'ai vécu comme un gros bilan de compétence de 8 semaines au cours duquel on apprend à se familiariser avec le milieu de la banque : les codes vestimentaires, la manière de se présenter, etc. La formation en alternance permet d'échanger, de confronter ses expériences. Elle est bien adaptée aux personnes autonomes et qui s'adaptent facilement. Après les rencontres entre les candidats et les agences, les banques établissent une liste de préférence pour leur recrutement. Mon challenge personnel était de me classer parmi les premiers. J'y suis arrivé et j'ai eu un poste à Toulon. J'ai ainsi réalisé mon objectif qui, au départ, paraissait un peu utopique !
HandiFormaBanques est un excellent dispositif car il établit un cadre qui facilite les échanges entre des personnes qui n'étaient pas a priori destinées à se rencontrer : d'un côté des grands professionnels du recrutement, de l'autre des candidats aux parcours atypiques ».

L. D, téléconseillère bancaire chez HSBC, Paris.  

« Tous les enseignements m'ont été très utiles »

« Après avoir travaillé dix ans en centre d'appels, j'ai connu une longue période d'arrêt maladie de trois ans. Ayant été déclarée en invalidité, je n'étais pas obligée de retrouver un travail. Mais cette perspective ne me convenait pas. Je voulais absolument reprendre une activité professionnelle. Je me suis informée sur mes droits et j'ai entendu parler de HandiFormaBanques. La conseillère ANPE m'a d'abord dissuadée de m'y présenter car elle trouvait qu'avec mon niveau bac + 3 et mon expérience professionnelle, j'étais trop qualifiée. J'ai quand même assisté à la réunion d'information sur le dispositif qui était assurée par un collaborateur de HSBC. Je me suis sentie très intéressée par cette présentation et particulièrement par cette banque où l'on parle anglais, car je suis moi-même bilingue. J'ai donc posé ma candidature pour la formation et j'ai été retenue. Au départ, j'ai trouvé difficile de me réadapter à un rythme intensif, surtout après trois ans d'inactivité. Tous les enseignements, à l'AFPA comme au CFPB m'ont été très utiles. J'ai aussi reçu un très bon encadrement de la part de HSBC et j'ai été très bien accueillie par les collaborateurs de l'agence qui m'ont aidée à m'intégrer. J'ai beaucoup apprécié que l'agence me fasse confiance et propose de me recruter en CDI avant même l'obtention de mon diplôme. J'ai maintenant un nouveau projet : je souhaite devenir coach qualité. Je me sens très épanouie dans ce que je fais. Grâce à mon activité professionnelle, je me sens revivre ».

C.P, conseillère clientèle particuliers à la Banque populaire, Montauban

« HandiFormaBanques représente une belle opportunité »

« J'ai eu connaissance du recrutement pour la formation HandiFormabanques par l'intermédiaire de Cap emploi. Je ne connaissais pas le secteur bancaire mais je l'associais à deux aspects très importants pour moi : la rigueur ainsi que la dimension humaine et relationnelle. Le fait d'être déjà titulaire de deux BTS, comme assistante de direction et en carrières sociales, a été un atout. Ma candidature a été retenue. La préformation à l'AFPA a été vraiment intéressante. Les formateurs étaient très à l'écoute. Ils ont notamment modifié la durée de certains modules en fonction de nos remarques. Ensuite est venue la période des immersions dans chacune des entreprises participantes, et des entretiens d'embauche. C'était très intensif : il fallait se vendre tous les jours ! Pendant la formation en alternance, nous avons eu des intervenants de très grande qualité. Pour eux, c'était nouveau d'enseigner à des personnes handicapées et d'âges très divers, de 23 à 50 ans. Je crois qu'ils ont beaucoup apprécié cette expérience. J'ai obtenu mon diplôme en septembre 2009 et j'ai été recrutée comme conseillère d'accueil par la Banque populaire dans la foulée. Devant ma motivation et mes bons résultats, la direction m'a rapidement proposé d'évoluer. J'ai suivi une nouvelle formation et je suis aujourd'hui conseillère clientèle particuliers. Le dispositif HandiFormaBanques représente une belle opportunité à condition d'être prêt pour suivre le rythme qui est très soutenu ».

Madame D.

Métier d’origine : agent administratif, autodidacte en informatique

Ouvrière en usine agro alimentaire,
Suite à un accident de travail elle a du arrêter son travail en usine (CDI), suite aux contre indications :
posture debout, travail au froid, cadence, manipulations diverses.
Elle n’a pas eu d’opportunités de reclassement  en administratif, malgré sa formation initiale, et a donc été licenciée pour inaptitude médicale.
Elle a sollicité le statut de bénéficiaire de la loi de 1987 (dit «  travailleur handicapé ») dès son arrêt de travail.
Par la suite, elle a suivi un Bilan de Compétences  financé par l’entreprise, pendant son préavis, en vue de sa reconversion, qui l’a amenée à un  bac secrétaire comptable, comprenant des modules d’accueil.
Elle a pu entrer à l’ERP Maginot à ROUBAIX (centre de réadaptation professionnelle) et a obtenu son diplôme en février 2007.
Malheureusement, le secteur vers lequel elle s’est formée est peu porteur d’offres d’emploi.
Elle s’est positionnée sur la sélection HandiFormaBanques et a été retenue par Estelle RICHEZ pour son dynamisme.
Elle n’aurait jamais postulé d’elle-même pour un poste en banque et estime qu’elle a eu une « opportunité en or », bénéficiant maintenant d’un poste en CDD et d’une formation en alternance.
Elle a beaucoup apprécié le parcours de préformation, utilisant ses connaissances pour aider ses collègues.
Prise en charge par le formateur, 10 jours de formation avant le premier appel client reçu,  palier retardé de 2 jours car le formateur ne les sentait pas prêts. Accompagnés par un superviseur, ils se sont « jetés à l’eau ».
L’information sur la situation de handicap ne s’est pas faite, car les handicaps sont invisibles. L’encadrement a été très présent, au départ. Le travail est en appel entrant uniquement pour l’instant. Le commercial se fait sur du rebond commercial.
Qualités : persévérance, les appels ne se passent pas toujours bien, il faut relativiser. Il faut maitriser le produit pour gagner de l’assurance, maitriser le produit permet de mieux structurer son appel.

Monsieur B.

Son ancien métier  était  chauffeur livreur. Suite à un accident du travail, il est reconnu inapte à tenir son poste par le Médecin du travail.
Il a demandé la reconnaissance TH dès sa reprise de travail en janvier 2007, aidé par le médecin du travail.
Il  a effectué un bilan de compétences financé par l’entreprise et a été suivi avant même son licenciement par le CAP Emploi de Lille, avec qui il a été mis en contact par son employeur.
Les possibilités de reconversion professionnelle issues du bilan de compétences se sont limitées à tous les métiers associés à un travail de type bureau, métiers pour lesquels il avait certains atouts, ayant déjà travaillé avec l’outil informatique et le téléphone.
Il  a été licencié pour inaptitude médicale en Septembre 2007.
Il a eu connaissance de l’offre HandiFormaBanques par CAP Emploi de Lille en Octobre 2007 et s’y est tout de suite intéressé.
En effet, il avait toujours espéré travailler un jour en banque. Il s’est inscrit pour les informations collectives HandiFormaBanques et a été très motivé par le parcours et les postes proposés.
Lors de l’entretien individuel, son dynamisme et sa motivation ont convaincu la Responsable Ressources Humaines de HandiFormaBanques et il a pu intégrer la préformation à l’AFPA de Roubaix en Décembre 2007, alors qu’il n’était inscrit aux ASSEDIC que depuis Novembre 2007.
La préformation lui a permis de se préparer au recrutement, à travers le travail sur le poste de télé conseiller et l’élaboration d’un CV adapté au projet professionnel. Il regrette cependant  de n’avoir pu être confronté au travail en plateau d’appel durant la formation.
Les journées d’immersion lui ont permis de se faire une idée des ambiances de travail dans 3 banques différentes et lui ont permis d’opérer un premier choix pour le recrutement.
Le dossier préparé lors de la préformation AFPA (CV, lettre de motivation, rapports d’observation..) est un travail très complet constituant  une démarche de reprise d’emploi  qu’il n’avait jamais rencontré auparavant.
Il estime avoir très bien été préparé aux entretiens de recrutement. Il s’est positionné sur le centre d’appel de LCL qui l’avait mis en bonne place sur sa liste de candidats choisis.
L’intégration à LCL s’est très bien passée  avec l’ensemble du personnel, ce qu’il avait pressenti lors des journées d’immersion. Le temps de formation a été de 10 jours pleins avec un formateur expérimenté et compréhensif.
L’expérience vécue lui permet de conseiller aux futurs candidats au poste de télé conseiller de vérifier qu’ils sont bien aptes à assumer un travail multitâche où il faut utiliser le téléphone en étant très à l’écoute de la demande du client ,assimiler ses attentes,  tout en navigant sur l’ordinateur  pour répondre.
Le passage en centre d’appel (qui ne devrait pas se prolonger plus de 4 ans) lui permettra à terme d’intégrer une agence, en ayant vu tous les cas de figure, compte tenu du nombre d’appel traité par jour.
Pour lui, le service du client est primordial, en n’oubliant pas que des produits complémentaires sont disponibles et que c’est rendre service au client que de lui proposer des prestations additionnelles.
Les problématiques de handicap sont prises immédiatement en considération et font l’objet de toues les attentions de la part de LCL.

Madame M. :

Son handicap est survenu à l’âge de 22 ans.
Elle avait obtenu un Bac Pro Secrétariat et son handicap n’a jamais été un problème pour exercer le métier de secrétaire comptable, mais peut amener une fatigabilité en fin de journée, qui ne nécessite pas, si le poste est assis, de travailler à temps partiel.
Elle a exercé le métier de secrétaire comptable, mais a du se contenter de contrats à durée déterminée plus ou moins longs pendant 10 ans. Elle a décroché un CDI de secrétaire comptable dans une entreprise dans laquelle au bout d’un certain temps, la responsable a annoncé sa décision de fermer l’entreprise sous 4 ans. Ne désirant pas attendre, elle a démissionné, en sachant qu’elle aurait du mal à retrouver un emploi équivalent, car les entreprises recrutent maintenant à Bac +2 en comptabilité. Elle a donc décidé d’entreprendre une formation pendant un an, à l’issue de laquelle elle a été contactée par son conseiller Cap Emploi, qui lui a proposé de s’intéresser au parcours  HandiFormaBanques  de télé conseiller bancaire.
Elle a fait preuve de beaucoup de motivation et son parcours de formation a été un atout supplémentaire, ce qui fait qu’elle a été sélectionnée pour la pré formation.
Elle a apprécié le travail accompli à l’AFPA durant la préformation, mais regrette, qu’elle n’ait pas comporté plus de mises en situation par rapport aux outils bureautiques (utilisation combinée du téléphone et de l’ordinateur).
Le recrutement a été  de niveaux très divers, correspondant à la technicité requise par les différentes enseignes.
L’intégration s’est très bien passée, les personnes recrutées ne sont pas « en production », elles se forment aux procédures et sont suivies de près par un moniteur ou un superviseur. L’enseigne prend bien en compte la spécificité des  personnes en situation de handicap recrutées en leur donnant du temps et un accompagnement renforcé.
Elle n’aurait jamais imaginé entrer dans une banque et considère que le parcours HandiFormaBanques /CFPB /AFPA  a été une chance. Elle pense évoluer si tout se passe bien.
Les candidats -  Les référents des banques locales - Les sourceurs - La préformation - La cellule HFB - L'organisme de formation professionnelle (CFPB)

Les sourceurs

Sandrine Kieffer, conseillère à  l'emploi, Pôle emploi Paris Saint-Georges

« Cette expérience a permis de resserrer les liens entre les différents partenaires concernés »

« L'agence Pôle emploi de Paris Saint-Georges est spécialisée dans les métiers de la banque et de la finance. Participer à l'opération HandiFormaBanques correspond donc parfaitement à nos missions. Pour le recrutement, nous devons identifier des candidats qui ne penseraient pas toujours à s'orienter vers le secteur bancaire. Nous recherchons en effet un potentiel plutôt qu'une expérience antérieure précise. Lors de la première session, cela nous a permis de proposer des profils atypiques, une vendeuse, une personne venant du service public. Ce qui est très important, c'est d'aider les candidats à se remettre dans une dynamique. Ce sont des personnes qui se sont souvent heurtées au « non » dans leur parcours. Elles ont parfois du mal à croire en leur potentiel, en leur capacité à se former et à évoluer. Pendant cette opération, nous avons apprécié d'avoir un contact permanent avec HandiFormaBanques, d'avoir pu participer à toutes les réunions préparatoires. Pôle emploi a joué un rôle à part entière et nous nous sommes sentis reconnus dans notre action. Nous avons eu des retours pour tous les candidats que nous avons présentés. Nous avions la garantie que HandiFormaBanques leur fournirait une réponse sur leur dossier, quelque qu'elle soit, que la formation serait suivie de perspectives d'embauche et qu'aucun participant ne serait laissé pour compte : les personnes n'ayant pas signé de contrat de professionnalisation à l'issue de la préformation AFPA ont pu se repositionner sur d'autres offres d'emploi. Cette expérience a été l'occasion de tisser un réseau avec l'ensemble des prestataires qui interviennent dans le champ de l'emploi des personnes handicapées. Nous avons renforcé nos relations avec Cap emploi, avec les missions locales. Nous avons eu des échanges très enrichissants et nous avons créé une dynamique durable ».

Philippe Lherbier, chargé de relation entreprises, Cap emploi, Arras.

« La remobilisation des connaissances est l'un des grands atouts de cette formation »

« Nous travaillons en partenariat avec HandiFormaBanques depuis trois ans. Ce que nous avons trouvé très intéressant dans le dispositif, c'est qu'il n'y ait pas d'exigence de diplôme (CAP BEP minimum requis ndlr) pour intégrer la formation. La clé d'entrée se fait sur les compétences et les aptitudes professionnelles. Cela permet de valoriser des personnes parfois éloignées de l'emploi depuis longtemps et de proposer des profils  très variés. Nous avons ainsi sélectionné un ancien boucher-vendeur, une ex représentante en produits pharmaceutiques, une professionnelle de la confection. L'autre point fort du cursus, c'est d'offrir une remobilisation des compétences générales et commerciales. Avant de partir en agence, les participants bénéficient pendant la préformation AFPA d'une remise à niveau personnalisée de leurs connaissances en informatique, bureautique, etc. L'immersion en agence permet une découverte concrète du métier. Les candidats s'engagent en connaissance de cause. Le marché de l'emploi, qui est la finalité de l'opération, se met en place avec les entretiens d'embauche en vue de la signature des contrats de professionnalisation. Les candidats qui ne sont pas recrutés en contrat de professionnalisation sont réorientés vers d'autres formations au téléconseil. Pour les banques, participer à HandiFormabanques permet de renvoyer une image très positive d'entreprises qui jouent la carte de la citoyenneté. Cette action est ainsi très bénéfique pour tout le monde ».

Myriam Panaget, responsable du Service Cap emploi Tarn et Garonne et Nord Toulousain.

« C'est l'opportunité d'accéder à un secteur offrant de réelles possibilités d'évolution»

« Quand on nous a exposé le projet d'HandiformaBanques, nous avons toute de suite été partie prenante. Nous étions contents qu'un organisme mette autant de moyens en jeu pour ouvrir le recrutement, surtout dans un secteur traditionnellement aussi exigeant que celui de la banque. Pour nous, ce qui était nouveau dans cette expérience, c'était le volume des recrutements concernés. Afin de sourcer un maximum de candidats, nous avons diffusé l’information très largement (mailing auprès de nos suivis, affichage interne, information lors des entretiens, diffusion des dépliants mis à notre disposition etc.). Au départ, les candidats étaient surpris, car la banque était un secteur sur lequel ils avaient mis une croix en raison de l'exigence de niveau à l'entrée. Ils ont ensuite rapidement compris l'intérêt d'une formation ouvrant la voie à des métiers à fort recrutement. Le principe de la préformation AFPA est l'une des clés de la réussite de ce dispositif. C'est nouveau mais je pense que cela va faire des émules. A la remise des diplômes, les lauréats sont rayonnants. Le cursus de formation n'est pas toujours facile pour eux car il demande un réel investissement. Mais ils sont fiers de leur réussite qui leur donne accès à un poste à leur mesure, dans un secteur qui offre de réelles possibilités d'évolution. Chaque année, nous nous lançons avec toujours autant d'enthousiasme dans la sélection des candidats. La principale difficulté de ces recrutements, c'est que nous ne pouvons pas nous contenter de faire une requête dans nos fichiers en fonction des métiers exercés antérieurement par nos candidats. Ce que l'on doit évaluer, c'est plutôt les aptitudes relationnelles, le sens commercial et la capacité à acquérir de nouvelles connaissances. Nous devons donc étudier chaque dossier pour repérer les profils adéquats. Notre rôle, c'est d'informer de manière réaliste sur cette formation et les métiers concernés pour que les candidats puissent ensuite y réfléchir, essayer de se projeter et prendre la décision ou non de se lancer dans cette « aventure ». Nous avons généralement de très bons retours des candidats qui suivent le cursus. Nous sommes très contents de cette action, car nous savons que les personnes qui s'y engagent auront de réelles perspectives professionnelles. ».

Gilles Truchi, chargé d'insertion, Cap emploi, Marseille.

«Pour la première fois, la possibilité d'accéder au secteur bancaire sans exigence de diplôme ("NDLR le niveau minimum est le CAP ou le BEP validé, diplôme mini exigé"»

« Lors de la première session de recrutement, nous avons présenté une soixantaine de candidats en fonction de leur niveau, de leur projet professionnel. C'est parfois difficile de repérer ceux qui ont le bon profil commercial, le bon potentiel. Le fait qu'il n'y ait pas d'exigence de diplôme à l'entrée dans la formation, en revanche, est un élément facilitant. C'est la première fois qu'une telle possibilité existe pour le secteur bancaire. Le fait que la formation soit suivie de perspectives d'embauche concrètes contribue également à faire du dispositif HandiFormaBanques un schéma intéressant. Notre métier, c'est l'accompagnement. Nous ne nous contentons pas de mettre en relation les candidats et les entreprises, nous assurons un véritable suivi personnalisé, y compris une fois que les personnes sont en poste. Nous pouvons intervenir notamment pour l'aménagement de l'environnement de travail, si nécessaire. Il y a aussi des personnes qui reviennent nous voir à l'issue d'un CDD ».
 
Les candidats -  Les référents des banques locales - Les sourceurs - La préformation - La cellule HFB - L'organisme de formation professionnelle (CFPB)

Les référents des banques- les membres de HFB

Jean-Michel Malé, responsable de la gestion et des ressources humaines, BNP Paribas

 « HandiFormaBanques constitue une démarche de recrutement innovante »

« Nous avons participé à une session en 2009 qui a conduit au recrutement en CDI de la personne que nous avions accueillie en contrat de professionnalisation. HandiFormaBanques est une bonne formule, innovante, qui propose une démarche rassurante pour les recruteurs. En effet, les candidats sont bien ciblés au départ, ce qui garantit une adéquation entre les profils retenus et les postes. La journée passée en agence aux côtés d'un collaborateur leur permet de découvrir les entreprises et de confirmer leur goût pour le secteur bancaire. Ils s'engagent en connaissant les spécificités et les exigences du métier. En raison de leur forte motivation, les alternants mettent rapidement à profit leur apprentissage. Même s'ils ne connaissaient pas l'univers de la banque auparavant, ils ont l'expérience du monde du travail et sont capables de s'adapter très vite, contrairement aux jeunes qui sortent de l'école qui possèdent moins de maturité et se montrent légitimement préoccupés par leur scolarité. Ce dispositif permet également d'introduire une plus grande diversité des profils dans le métier de chargé d'accueil, qui est généralement confié aux jeunes collaborateurs qui débutent leur carrière. Il nous apporte des collaborateurs motivés, conscients des perspectives d'évolution qui existent dans notre groupe. Cela correspond à notre politique de ressources humaines qui consiste à recruter des salariés performants et désireux d'évoluer durablement dans l'entreprise ».

Marie-Laure Lawrie, référent, expert en gestion sociale, Banque Populaire Occitane

« C'est une structure dans laquelle nous avons confiance »

« Nous avons été informés de l'opération HandiFormaBanques par l'intermédiaire du CFPB, avec lequel nous travaillons pour toutes nos formations. Pour chaque session, nous nous engageons sur le recrutement en alternance de deux ou trois candidats. Le principe est assez atypique puisque les banques font une sélection  parmi les candidats mais les candidats émettent également des choix  concernant les banques où ils souhaitent faire leur apprentissage. HandiFormaBanques est l'un des dispositifs parmi d'autres auxquels nous avons recours pour remplir nos objectifs en matière de recrutement de salariés handicapés. C'est une structure institutionnalisée dans laquelle nous avons toute confiance. L'ensemble du dispositif  fonctionne bien, avec une bonne présélection des candidats qui ont souvent un niveau de formation supérieur à celui que nous rencontrons dans d'autres canaux de recrutement ».

Stéphane Héritier, gestionnaire de carrière à la direction régionale de l'Ouest de Bnp Paribas

« HandiFormaBanques est un très bon vecteur pour intégrer des collaborateurs handicapés »

« J'ai découvert HandiFormaBanques il y a deux ans quand je suis arrivé à la direction régionale de l'Ouest où je suis devenu correspondant de la mission handicap en parallèle de ma fonction de gestionnaire de carrière. Nous avons constitué avec l’appui de HandiFormaBanques et des banques partenaires une première session de formation au métier de chargé d'accueil sur Nantes. L'idée de recevoir des personnes venues d'horizon très variés, avec des profils très différents et une maturité plus grande que chez les candidats que l'on a l'habitude de recruter me plaisait beaucoup. HandiFormaBanques a fait un très bon travail de présélection. Ce qui m'a marqué, c'est la forte motivation des candidats. On sentait qu'ils s'étaient tous beaucoup préparés et que cette opportunité de travail représentait quelque chose de très important pour eux. Nous avons reçu deux candidates en contrat de professionnalisation que nous avons embauchées à l'issue de leur formation d’un an. Pour les accueillir dans les meilleures conditions, nous avons adapté leur poste de travail et sensibilisé le management local à la gestion de collaborateurs en situation de handicap. Leur intégration s'est bien passée et n'a nécessité aucun effort particulier. Ce sont des collègues comme les autres. Je trouve que HandiFormaBanques est un très bon vecteur pour intégrer des travailleurs handicapés. Il faudrait multiplier ce type d'initiative pour que ces contextes d'embauche deviennent tout à fait courants ».

Anne-France Galet, référent, monabanq.

« Nous nous impliquons totalement dans le processus de recrutement »

« Nous nous sommes engagés dans cette opération avec une forte motivation car nous étions séduits par cette démarche nouvelle en matière de recrutement de personnes handicapées, une problématique sur laquelle nous avons des attentes fortes. Pour préparer la journée d'immersion, nous avons constitué en interne un groupe de travail rassemblant les managers, l'assistante de direction, les membres des ressources humaines. Le midi, nous avons déjeuné avec les candidats. Les retours sur cette journée ont été très positifs. Son déroulement a permis de sortir du carcan de l'entretien d'embauche classique. Nous nous impliquons vraiment dans ces recrutements qui sont différents des recrutements classiques et que nous prenons très à cœur. Lors de la 2e session de formation à laquelle nous avons participé, il y avait 11 candidats pour 8 banques. Les personnes que nous avions sélectionnées ont choisi d'établissements bancaires, sans doute parce que pour l'instant nous ne bénéficions pas encore de la même renommée que les grands groupes. Je suis néanmoins convaincue que cette une très bonne opération. Elle s'inscrit dans la démarche que nous avons initiée en 2008 en faveur du recrutement de salariés handicapés. Sur notre site Internet et dans nos outils de communication pour les salons de l'emploi, nous disposons d'une information sur le dispositif HandiFormaBanques car nous pensons qu'il peut être très intéressant pour le projet professionnel de certaines personnes à la recherche d'un poste ».

Dominique Bellion, BNP PARIBAS, membre de HandiFormaBanques

« HandiFormaBanques constitue une démarche citoyenne »

« L'idée d'ouvrir à des profils différents des métiers de la banque traditionnellement réservés aux niveaux bac + 2 et plus a vite suscité l'adhésion du milieu professionnel. C'est une initiative exemplaire dans laquelle des établissements concurrents se sont associés pour rendre ce projet possible. Cela a permis aux banques de répondre à leurs besoins en recrutement. Notre image a également changé auprès de grands partenaires tels que Pôle emploi et Cap emploi. En interne, les salariés sont fiers de voir leur entreprise s'engager dans une démarcher en faveur des salariés handicapés. Cela permet de faire évoluer les représentations du handicap. Notre organisme est jeune mais nous avons déjà ajusté le dispositif pour l'optimiser et nous réfléchissons aujourd'hui à la possibilité de l'étendre à un troisième métier. Tout le monde a très envie que l'aventure continue ».

Sophie Bayle, Responsable Développement durable et Diversité La Banque Postale, membre fondateur de HandiFormaBanques

« Le dispositif qu'il fallait pour intégrer des salariés handicapés dans le secteur bancaire »

« HandiFormaBanques est exactement le dispositif qui manquait au secteur bancaire pour permettre l'intégration de salariés handicapés. Même dans le cas de La Banque postale qui mène une politique volontariste en la matière, c'est difficile de mettre en place seul un système d'apprentissage à nos métiers. De plus, les entreprises n'ont pas toujours l'expérience nécessaire pour évaluer le potentiel de candidatures atypiques. HandiFormaBanques remplit toutes ces fonctions et permet aux travailleurs handicapés, quel que soit leur passé professionnel, d'aller vers les métiers de la banque. Il y a chez les membres fondateurs de HandiFormaBanques une forte volonté de motiver les candidats et de les accompagner. C'est une philosophie gagnant-gagnant. Cela inverse les rôles et change l'image traditionnelle du salarié handicapé qui doit toujours démontrer plus que les autres sa valeur. Nous rencontrons parmi les candidats des personnalités exceptionnelles. C'est à nous, les banques, d'être à la hauteur de ces personnes et des efforts qu'elles déploient dans leur démarche de reconversion. Cela représente un véritable challenge pour nous. Cela nous force à évoluer, à sortir d'une évaluation traditionnelle du candidat basée sur ses diplômes et son expérience pour nous intéresser à ses compétences et à son potentiel. A ma connaissance, cette initiative basée sur la solidarité entre les banques est une première. Aujourd'hui, la Mission Handicap de La Banque Postale échange régulièrement avec la mission Handicap de la Société Générale, celle de BNP Paribas ou encore de la BPCE. Le Guide des bonnes pratiques de l’ORSE sur le recours au secteur adapté/protégé a également été élaboré collectivement par le secteur banque-assurances. Tout ceci n'aurait peut-être pas été possible sans la dynamique de collaboration initiée par l'expérience HandiFormaBanques ».

Pascal Bernard-Brunel, référent, gestionnaire en ressources humaines, Bnpparibas

« HandiFormaBanques effectue un remarquable travail de sélection des candidats »

« Nous participons depuis deux ans à l'opération HandiFormaBanques. Nous accueillons les candidats pour une journée d'immersion en agence. Puis nous les recevons en entretiens individuels. Ces entretiens sont toujours menés conjointement par un responsable en agence et par un professionnel du recrutement. Lors de la dernière session, nous avons retenu 7 des 16 candidats que nous avons vus, soit presque la moitié, alors que pour des recrutements « classiques »,  nous sélectionnons en moyenne deux personnes sur une vingtaine. Cet excellent résultat est dû au remarquable travail de sélection préalable menée par l'association. HandiFormaBanques nous adresse des profils adaptés et des personnes généralement très motivées. Cela nous permet de travailler vraiment efficacement. La journée d'immersion demande un gros travail de préparation de la part de nos agences. La phase de recrutement est longue et le résultat pas garanti. En effet, les candidats que nous avons sélectionnés peuvent choisir une autre entreprise que la nôtre pour faire leur apprentissage. Dans ce cas, bien sûr, c'est une déception au regard de l'investissement que nous avons fourni. Nous allons néanmoins poursuivre la collaboration avec HandiFormaBanques car c'est un très bon dispositif et que nous avons régulièrement des besoins en recrutement. Cette initiative correspond pleinement à nos engagements en faveur de la Diversité  ».
Les candidats -  Les référents des banques locales - Les sourceurs - La préformation - La cellule HFB - L'organisme de formation professionnelle (CFPB)

La préformation AFPA

Agnès Berthier, Responsable d’Affaires à l'AFPA, Montpellier

« Il est important de travailler sur la revalorisation de l'image de soi »

«Le module préparatoire qui se déroule à l'AFPA sur 8 semaines permet de valider le projet professionnel des candidats, de les préparer aux entretiens de recrutement. Nous travaillons également beaucoup sur la revalorisation de l'image de soi. C'est très important pour ces personnes qui ont parfois été fragilisées par des situations antérieures d'échec. Pour les candidats, se retrouver dans un groupe où tout le monde fait face aux mêmes problématiques est très motivant. Ils ne se sentent plus seuls et isolés dans leurs efforts. L'ambiance du groupe sert de moteur. Lors de la première session que nous avons organisée, les échanges au sein du groupe ont été très riches. Une dynamique et une solidarité se sont rapidement installées. Les participants se sont montrés dans l'ensemble très motivés. Pour nous, cette expérience est très valorisante car nous aidons des personnes en situation de handicap à se réinsérer dans le monde professionnel. On ne laisse personne sur le côté de la route. On propose d'autres solutions aux candidats qui n'intègrent pas un contrat de professionnalisation »

Antoine Santin, responsable de formation à l'AFPA, Nancy

« Un dispositif particulièrement bien organisé »

« Nous avons l'habitude d'organiser des stages pour des publics handicapés, notamment dans le secteur de la grande distribution. Dans le cas de la formation HandiFormaBanques, nous avons été très impressionnés par ce dispositif parfaitement huilé, où tout, préformation, immersion en entreprise, période de professionnalisation, est précisément prévu à l'avance. La particularité de HandiFormaBanques, c'est de demander aux entreprises de s'engager. Il y a un côté « pied dans la porte » qui est très efficace. C'est indispensable pour faire avancer les choses. Aujourd'hui, en raison des obligations réglementaires faites aux entreprises sur le recrutement de personnels handicapés, le marché de l'emploi est difficile. Les personnes ayant un niveau bac + 2 ou plus ne représentent que 20 % des travailleurs handicapés, et généralement, elles sont déjà en poste. D'où la nécessité de cette formation. Je trouve qu'il faudrait renforcer encore la communication pour élargir les recrutements et attirer les bons potentiels. La barre est placée assez haut en matière de recrutement, ce qui est rassurant pour les entreprises. Au cours de la préformation, nous travaillons sur la culture générale, nous aidons les candidats à mettre en valeur leurs compétences, nous les familiarisons avec les métiers de la banque. Nous travaillons sur les connaissances bureautiques mais aussi sur le savoir être, la présentation, l'image de soi. La préformation a un effet très positif pour tout le monde, y compris pour les participants qui ne sont pas retenus pour le contrat de professionnalisation. Nous leur faisons des propositions sur d'autres secteurs ».
Témoignages HandiFormaBanques / mars 2010

Valérie Long, responsable pédagogique à l'AFPA, Montpellier.

« La formation de l'AFPA est une bonne préparation au contrat de professionnalisation »

« Le programme de la formation réalisé par l'AFPA a été fixé avec HandiFormabanques. On adapte ensuite certains modules en fonction du groupe. Si le niveau en bureautique est bon, on ne s'y attarde pas. En revanche, si un besoin spécifique apparaît, on lui consacre du temps. Les apprentissages se répartissent entre du travail en groupe, du travail en binôme et du travail individuel, réalisé en autonomie ou accompagné par le formateur : réaliser le geste professionnel, se préparer à l'entretien d'embauche. Nous préparons la période d'immersion en entreprise en prenant en compte la spécificité du handicap des élèves : seront-ils debout ou assis dans leur situation de travail ? Comment aborder cet aspect qui est un des éléments de leur personnalité sans en être déterminant ? L'ensemble de la préformation constitue une bonne préparation à ce qu'ils vont vivre au cours de leur période de formation en alternance ».

Les candidats -  Les référents des banques locales - Les sourceurs - La préformation - La cellule HFB - L'organisme de formation professionnelle (CFPB)

L'organisme de formation professionnelle (CFPB)

Nicolas Lambert, délégué régional, CFPB, Nancy

« La diversité des profils recrutés est un atout pour les banques »

« Les banques ont progressivement pris conscience de l’intérêt de travailler avec des profils différents de ceux qu'elles recherchent habituellement. Le recrutement de personnes en situation de Handicap offre une grande diversité dans les cursus présentés par les candidats. Certains ont par leur parcours et leur âge, une expérience de la relation commerciale  et une réelle  maturité professionnelle. Face à la perspective de travailler dans une banque, ils sont très enthousiastes et ont vraiment envie de travailler et de se réinsérer dans la vie professionnelle. Les cycles que nous avons ouverts à Nancy (demandeurs d’emploi et personnes en situation de handicap) ont permis d’intégrer des candidats de tout âge. Les banques ont pu notamment recruter des profils séniors pour certaines agences éloignées et pour lesquelles nous avons trouvé des candidats sur place et déjà bien installés sur le secteur, ce qui n’est pas toujours évident avec des plus jeunes qui souhaitent se rapprocher des grandes villes. Chaque candidat a son parcours et son histoire, toujours atypique et riche d’expériences qui seront forts utiles pour l’exercice du métier de chargé d’accueil. Je crois que ce qui surprend le plus les candidats et aussi les responsables des structures d’accompagnement, c’est le fait que les recruteurs se montrent plus exigeants que dans d'autres secteurs d'activité, y compris dans le cadre de HandiFormaBanques. Mais il est vite compris que les banques  recrutent avec la perspective de garder leur collaborateur sur un long terme et de leur proposer un vrai plan de  carrière, avec de véritables parcours de formation professionnelle et avec de très belles perspectives d’évolution. Pour les cycles à venir, nous envisageons une  mixité des publics avec des sessions qui regrouperont des personnes handicapées, des demandeurs d'emploi, des jeunes en formation initiale ».

Catherine Jovenel, délégué régionale, CFPB, Lille.

« Nous avons fait un gros travail sur la sélection des intervenants »

« Quand nous avons mis en place le cursus pour HandiFormabanques, nous nous sommes dits qu'il fallait sélectionner des intervenants matures, très disponibles, ayant du recul par rapport à leur métier et capables de mettre les participants en confiance. Le premier jour, on accueille le groupe de manière conviviale autour d'un café. On lui fait découvrir le centre, la documentation, on le rassure sur la progression pédagogique de la formation. Tout au long du cursus, nous faisons des points réguliers avec les élèves, puis à l'issue de la formation, un bilan avec le responsable pédagogique et les enseignants. Nous invitons également le tuteur de l'agence d'accueil. La formation n'est pas toujours facile, mais si la personne est en confiance et travaille régulièrement, elle n'aura aucun problème pour suivre. Nous considérons les participants des groupes HandiFormaBanques comme tous nos autres élèves. Nous avons envers eux la même exigence de ponctualité, d'assiduité, de résultat. Ils constituent souvent un public très motivé, très souriant et enthousiaste malgré les efforts qu'ils doivent consentir. Ce sont des groupes très agréables. Pour les intervenants, c'est tellement enrichissant qu'ils nous réclament de travailler avec eux ! »

Carol Vinot, coordinatrice pédagogique au CFPB, Nancy

« Le programme de formation est le même que pour les autres candidats »

« Le programme de formation dispensé auprès des groupes issus de la sélection de HandiFormaBanques est le même que celui donné à nos autres apprenants. En revanche, nous prenons en compte les spécificités de ce public. Ce sont des personnes qu'il faut beaucoup rassurer, à qui il faut redonner confiance. Ces apprenants constituent des groupes très agréables car ils sont assidus et travailleurs. Ils s'impliquent beaucoup dans la formation et sont très désireux de relever le challenge que cela représente pour eux. Pour nous, comme pour les intervenants, c'est un véritable bonheur de travailler avec eux. Nous sommes très à l'écoute de ce qui se passe pendant les périodes en entreprise. Le livret de suivi pédagogique rempli par l'apprenant, le tuteur et la coordinatrice pédagogique du CFPB permet de faire un suivi des apprentissages, d'évaluer les acquis et d'intervenir si nécessaire en cas de difficulté passagère. C'est l'outil qui concrétise l'organisation tripartite de cette formation qui repose sur l'implication de l'alternant, de l'organisme de formation et de l'entreprise ».